La détetection des utilisations non consenties représente un investissement considérable!
Il existe parfois l'idée reçue selon laquelle les titulaires de droits découvriraient automatiquement les utilisations non autorisées et adresseraient ensuite une facture. C'est le roman que l'on peut régulièrement lire sur la toile.
15 juillet 2026

La réalité est bien différente. Identifier des utilisations non signalées nécessite des investissements technologiques mais aussi d'importantes interventions humaines.
Tout d'abord, il faut développer et maintenir des systèmes informatiques capables d'analyser des millions de pages web et de détecter des correspondances potentielles entre des images publiées en ligne et les oeuvres protégées.
Ensuite, chaque détection doit être vérifiée manuellement. Les images retrouvées peuvent être recadrées, retouchées, compressées ou partiellement modifiées. Une vérification humaine est indispensable pour confirmer l’identité de la photographie et éviter toute erreur.
Enfin, des équipes spécialisées doivent analyser chaque dossier, le préparer et le rendre lisible pour qu’il puisse être transmis à l’utilisateur qui ne dispose pas d’une licence valide.
Le gestionnaire de dossier va alors entrer en contact avec les utilisateurs concernés de manière à examiner le contexte de l’utilisation et rechercher une solution adaptée.
Ce processus global mobilise des compétences, des technologies et des ressources humaines importantes qui existent uniquement parce que les photographes ont le droit légitime de protéger leur travail et nous ont confié cette mission.
Et lorsqu’un dossier n’aboutit pas, nous devons alors le transférer auprès de notre service juridique qui à son tour doit prendre connaissance du dossier et mettre en œuvre les mesures légales appropriées, notamment en le confiant à nos avocats partenaires qui sont à l'origine des démarches judiciaires qui s'imposent en l'absence de consensus trouvé avec les utilisateurs non autorisés.
Certains avocats d’utilisateurs sans licence recommandent la confrontation au détriment du droit d’auteur et de l’utilisateur sans défense … Ils jouent tout simplement sur le fait que les tribunaux sont embouteillés et que l'obtention d'une décision de justice prendra plusieurs mois. Ils alimentent tout simplement leur business qui se réalise de manière automatique en prodiguant des conseils standardisés qu'ils dupliquent au gré des demandes des utilisateurs sans droits, souvent décontenancés et qui, in fine, s'exposent aux condamnations des juridictions saisies.
Respecter les droits d'auteur, c'est soutenir ceux qui créent les images qui inspirent, informent et font vivre le web chaque jour.